Quelques jours après la fin du sommet et à quelques jours des fêtes de fin d’année, une lettre et un film…
Tout d’abord l’appel de Pascal Husting, le directeur exécutif de Greenpeace France : “À l’heure où je vous écris, vous savez que le sommet de Copenhague s’est terminé sur un échec total. Deux ans de préparations et deux semaines de tractations n’ont abouti qu’à un texte vide d’engagements, négocié pour les caméras et pas adopté par les Nations unies.
[Les objectifs chiffrés de chaque pays seront donnés en janvier. L’Europe annonce s’engager sur -30% d’ici à 2020 par rapport à 1990 et -80% d’ici à 2050. Les pays s’engagent à publier tous les ans des rapports sur leurs émissions de CO2. Financement : “innovants” et mis en place par un groupe de haut niveau (créé en 2010). Parmis les innovations, une taxation sur les transactions financières. Pour le financement à court. terme, comme cela était annoncé : 10 milliards de dollars par an pendant 3 ans. Pas de création de l’organisation mondiale de l’environnement. Mais les Européens créeront leur propre agence. Les pays ne s’engagent pas à baisser leur émissions de 50% pour 2050 (à l’exception des Européens). Tous les pays auraient approuvé cet accord. Il ne s’agit pas d’un accord contraignant, mais seulement d’un accord politique. Sa transformation en traité légalement contraignant sera demandé en 2010 à Mexico] issu de la conférence de presse donnée par NS à son hotel le 18 décembre dernier.
Pourtant, jusqu’au bout, Greenpeace a poussé les dirigeants à agir. Délégués, ministres, chefs d’Etat ; nos activistes se sont assurés que tous reçoivent notre message : « Les politiciens parlent, les leaders agissent ! ». Nous mettions aussi la pression à l’intérieur des centres de décision.
Quatre de nos activistes en paient le prix fort. Ils sont détenus à Copenhague pour avoir défendu le climat et subissent des mesures d’isolement, sans jugement, jusqu’au 7 janvier prochain. Vous pouvez les soutenir en écrivant à l’ambassade du Danemark
Bien sûr, aujourd’hui, nous sommes déçus. Mais Copenhague a soulevé d’immenses espoirs partout dans le monde autour des enjeux climatiques. En France, vous avez été près de 600 000 à signer l’Ultimatum climatique. Toute l’année, vous vous êtes mobilisés à nos côtés. Vous avez manifesté partout en France. Votre soutien nous redonne espoir et nous donne la force de continuer à agir. La plus grande réussite de Copenhague, c’est vous !
Et demain ? Si Copenhague a été un échec, elle a ouvert la porte à un débat mondial sur la nécessité d’agir pour sauver la planète. Ce débat doit continuer à vivre, dans le cadre des Nations unies, le seul valable pour ces négociations d’enjeu planétaire, malgré ses limites. La prochaine conférence aura lieu à Mexico, fin 2010. Mais dès maintenant, Greenpeace continue à faire pression sur ceux qui ont sabré le champagne à Copenhague.
Aujourd’hui, nous vous demandons ne pas céder au découragement et de continuer à nous soutenir. Notre planète l’exige ! Je compte sur vous !”
Plein d’espoir, avant de se gaver de nourriture… Pour ceux qui n’ont pas vu We feed the World et Le mode selon Monsanto, [actuellement dans les salles] le film Food inc. décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de “produits fermiers”, il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d’élevage et d’abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires… Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d’une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l’autel du rendement :
Bonnes et joyeuses fêtes de fin d’année et à l’année prochaine…