Et oui, il y a bien un anniversaire dont la première bougie a été soufflé en toute discrétion…Bien sur [vous avez bien compris et on le sait déjà], je ne parle pas de la “faillite” de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers du 15 septembre 2008 mais de la naissance de l’hebdomadaire mal élevé, le bien nommé Siné Hebdo…
“Lancer un nouvel hebdo, en trois semaines et en plein été : le pari paraissait impossible. C’était compter sans la rage de Siné, qui venait de se faire virer comme un malpropre de Charlie Hebdo, et compter sans l’amitié, l’envie de tous ceux, anonymes ou connus, qui trouvaient cette situation arbitraire, donc inadmissible. La contre-attaque fut cinglante, elle s’appela Siné Hebdo. Le succès fut au delà de toute attente : 140 000 exemplaires vendus dès le premier numéro, le 10 septembre 2008.Depuis, ce sont 2 700 000 exemplaires vendus, 50 000 mails et lettres de lecteurs, 12 000 dessins reçus dont plus de 2 650 publiés, grâce à une équipe de chroniqueurs, journalistes et dessinateurs enragés.
Pour fêter l’anniversaire du « journal mal élevé », Siné Hebdo a souhaité offrir une sorte de best of de 96 pages : mosaïque de textes et dessins (près de 300 !) représentant l’essence et le combat du journal. Lutte contre la bêtise, la terreur intellectuelle et la pensée unique. Refus de tout consensus. Et toujours sans publicité ! Eh oui, Siné Hebdo, ce n’est pas QUE de la rigolade, c’est aussi beaucoup d’enquêtes, de reportages, d’humeurs et de rencontres.” sinehebdo.eu
Si vous avez déjà les cinquantes trois premiers numéros [et le premier et très pédagogique hors-série] , abstenez vous de cet achat et rejoignez les contestataires de tous poils, soutenez Siné le film…

À 80 ans, Siné, continue le combat. Il n’a jamais faibli, ses rages sont celles de ses 20 ans. Il s’est toujours engagé, s’est parfois trompé, l’a toujours reconnu et revendique l’erreur. Au fur et à mesure des années, le provocateur collectionne les procès. Son trait lui ressemble, au vitriol. Athée, anti-nantis, anti-flics, anti-armées, anti-corridas, ami des chats, fou de jazz et de salsa. Le dessinateur s’est engagé auprès des algériens pendant la guerre d’Algérie, a fait de Malcolm X le parrain de sa fille, s’est lié d’amitié avec Prévert, Jean Genet ou Léonor Fini pour laquelle il invente ses fameux chats. Dans toutes les fêtes, il reste le dernier à se coucher. Sa férocité, il la tient de son immense tendresse pour tous les opprimés. Alors, il rage contre les nantis de tous poils. L’homme du « journal mal élevé » a de sacrés principes…
Extrait de Siné le film - le cimetiere (partie 1) :
BONZAÏ